Marguerite, la cuisinière

Marguerite est né au Beugnon. Elle vient d’une famille très pauvre. A la mort de sa mère, elle a du s’occuper de ses six frères et soeurs et elle pense que c’est la raison pour laquelle elle est restée vieille fille mais en réalité son physique est si ingrat qu’aucun homme ne veut d’elle.
.
Petite, le teint jaune, elle est d’une maigreur effrayante. Ses cheveux châtains sont remontés sur le haut du crâne, elle a de grands yeux gris et de long cils, une bouche fine et crispée comme si elle s’empêchait de parler. Parfois, lorsqu’elle est plongé dans ses pensées elle a la mine sombre et le regard fixe comme si elle réfléchissait intensément.
.
Elle est arrivée au village l’an dernier après la mort soudaine et sans explication du frère de sa mère., un célibataire qui n’avait jamais trouvé de femme acceptant de vivre chichement dans l’unique pièce qui lui servait de logement. Le mauvais oeil de la voisine avait été accusé par les villageois. Précédemment elle travaillait chez le vieux curé du Beugnon qu’elle avait dû quitter après le décès de celui-ci.
.
Elle excelle en cuisine et ses talents sont reconnus par tous. Elle travaillait à l’auberge et maintenant elle est en charge de la maison du maire. Elle fait parfois des extras pour les mariages et les communions.
.
A l’âge de 15 ans, son oncle tenta d’abuser d’elle. De ce jour elle voua une haine sans mesure envers les hommes, sauf envers Bastien qu’elle voyait comme un saint, comme l’homme fait pour elle. Mais Ernestine découvrit sa passion pour son mari et la licencia. C’est ainsi qu’elle vint travailler chez le maire
.
Elle apprit à lire et à écrire grâce au curé de son village natal et elle remplit depuis toujours des petits cahiers de poèmes. Elle ne les a jamais montrés à quiconque sauf à Josephine qui les a beaucoup appréciés. Cette reconnaissance déclencha chez elle une adoration pour l’institutrice jusqu’au jour où elle comprit que Bastien et Joséphine avaient une liaison.
.